Vivre une « conversion écologique » : « Laudato si’ » du pape François (5), une chronique StopPauvreté/Radio R de Serge Carrel

Serge Carrel vendredi 13 décembre 2019

De nombreux écologistes évangéliques en appellent à déployer la conversion chrétienne jusque dans sa dimension « cosmique », de relation avec la Création du Seigneur. Côté catholique, l’encyclique « Laudato si’ » du pape François ne dit pas autre chose ! Cette chronique a été diffusée sur Radio R et elle est parrainée par StopPauvreté.

Dans nos dernières chroniques, nous avons parlé de « conversion écologique »… Une conversion à laquelle appellent nombre d’écologistes évangéliques. Mais, face à la crise climatique, on appelle aussi à la « conversion écologique » du côté catholique ! Et pas n’importe qui, puisque le pape François, lui-même, appelle aussi à cette « conversion » dans son encyclique « Laudato si’ » : « Loué sois-tu » en français (1). Un document qui a fait grand bruit, lorsqu’il est sorti en 2015, qui vise large et qui souhaite unir la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral…

Des motivations qui naissent de la spiritualité

Ce document du pape François appelle effectivement à une « conversion écologique chrétienne », non pas au début d’un propos qui se veut dialogue avec l’ensemble des humains, mais dans le dernier chapitre, le chapitre 6, lorsque le pape François parle d’« Education et de spiritualité écologiques ». Au cours de son livre, François a passé en revue « Ce qui se passe dans notre maison », soit la crise par laquelle passe notre planète. Il parle ensuite de « L’Evangile de la création », de « La racine humaine de la crise écologique », d’« Une écologie intégrale »…

Au sixième et dernier chapitre, il se lance dans le rôle de l’éducation par rapport à la mise en place d’un autre style de vie, de ce qu’il appelle la « citoyenneté écologique ». Et là, comme en aparté, il glisse que la spiritualité chrétienne dispose de grandes richesses en matière de témoignages de changements personnels. « Il ne s’agit pas tant d’idées, souligne-t-il, mais surtout de motivations qui naissent de la spiritualité pour alimenter la passion de la préservation du monde » (2). Pour le pape François, la « conversion écologique du chrétien », c’est laisser jaillir en soi toutes les conséquences de sa rencontre avec Jésus-Christ. Alors pas uniquement au niveau personnel ou interpersonnel, mais aussi dans les relations que nous entretenons avec le monde qui nous entoure, avec notre environnement, afin de devenir, selon son expression, des « protecteurs de l’œuvre de Dieu. »

Mettre en place de réseaux communautaires

De fait, le pape François plaide la même chose que les écologistes évangéliques ! Il en appelle à reconnaître le monde qui nous entoure comme un « don reçu de l’amour du Père », créé par et pour Jésus-Christ. Mais ce qui est différent et particulièrement stimulant, c’est qu’il invite à ce que cette conversion écologique n’en reste pas au stade individuel, mais qu’elle revête une dimension communautaire. « On répond aux besoins sociaux par des réseaux communautaires » (3), lance-t-il. Une jolie invitation pour tous les chrétiens à constituer des groupes de « convertis », qui se lancent ensemble dans la mise en place de nouveaux styles de vie !

Serge Carrel

Notes
1 Pape François, Loué sois-tu, Encyclique, Paris, Bayard, Cerf, Mame, 2015, p. 168.
2 Ibidem.
3 Ibidem, p. 170.
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