Le Dr Denis Mukwege trouve en Dieu un refuge et accueille des femmes victime de viols de guerre en RDC

jeudi 23 novembre 2017

Son engagement bouleverse de New-York à Paris, en passant par Strasbourg et Bruxelles. A la suite de Jésus de Nazareth, le Dr Denis Mukwege prend soin des souffrants. Il sera en conférence samedi soir à Ambilly près de Genève.

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« Le Seigneur est un refuge pour l’opprimé, un refuge pour le temps de la détresse » (Ps 9.10). Cette parole de la Bible résume ce que le Dr Mukwege propose aux femmes congolaises détruites par les viols de guerre et ce qu’il cherche dans la foi chrétienne.

Un hôpital, refuge des opprimées

Ce gynécologue-obstétricien est de plus en plus connu en Occident comme « L’homme qui répare les femmes », selon le titre d’un film qui lui est consacré (1). Il a fondé dans la banlieue de Bukavu l’hôpital de Panzi qui, depuis 1999, accueille les femmes victimes des atrocités de milices qui portent atteintes à l’appareil génital féminin. Il a déjà opéré plus de 42000 victimes de crimes sexuels, dénombre-t-il, dans le livre qui vient de paraître : Plaidoyer pour la vie (2).

Dans ce livre, il raconte aussi son parcours de vie. Son complément de formation à Anger en France, dans les années 80, où il acquiert les compétences pour devenir gynécologue-obstétricien. Il aurait pu rester en Europe et y faire carrière. Non ! Il retourne au pays pour y réaliser une sorte d’appel : permettre aux femmes de régions éloignées des hôpitaux de venir dans un lieu sécurisé pour donner naissance à leur enfant.

Dieu, un refuge dans la souffrance

Denis Mukwege raconte aussi l’expérience spirituelle qui porte son engagement tant de médecin que de pasteur – oui, ce monsieur est aussi pasteur dans une Eglise pentecôtiste de Bukavu ! Exposé dès l’enfance à la violence, il cherche au milieu des souffrances, des siennes comme des habitants de cette région, une protection, une sécurité, un refuge… Il fait une expérience spirituelle : « L’esprit divin – l’éditeur n’a pas osé le E majuscule ! – s’empara de moi, raconte-t-il. Gagné par une certaine chaleur, j’acquis l’assurance de ne pas être seul. L’expérience fut extraordinaire et je sus que, dorénavant, ma vie ne serait plus la même. Quoi qu’il advienne, je serais protégé… » (3).

Ayant trouvé en Dieu un refuge, ce médecin, distingué à de nombreuses reprises par des prix internationaux, développe un service à l’image de son Maître, Jésus de Nazareth : accueillir et « réparer » nombre de vies meurtries par la souffrance.

Serge Carrel

Notes
1 Ce film est signé Thierry Michel et Colette Braeckman (www.mukwege-lefilm.com ). Voir aussi le film de Philippe Decourroux : Kivu, entre ciel et enfer (2016).
8 film
2 Denis Mukwege, Plaidoyer pour la vie, L’autobiographie de l’homme qui répare les femmes, Paris, L’Archipel, 2016, 300 p.
8 livre
3 Ibidem, p. 100.

Serge Carrel

Serge Carrel est au bénéfice d’une formation double: théologique et journalistique. Après dix ans de pastorat en France et en Suisse romande, il a travaillé huit ans comme journaliste aux émissions religieuses de la RTS. Aujourd’hui formateur d’adultes et journaliste en lien avec la Fédération romande d’Eglises évangéliques (FREE), il essaie de tirer le meilleur parti de ce double ancrage. Que ce soit dans le cadre du FREE COLLEGE, de lafree.ch, de Vivre ou de la fenêtre chrétienne de MaxTV.

Formation reçue

Master en théologie (UNIL, 1986)
Centre romand de formation des journalistes (RP, 1996)

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