Urgence climatique : pour Frédéric Baudin, il est important de placer Dieu au centre ! (avec un entretien TV)

Serge Carrel jeudi 20 août 2020

Pasteur au bénéfice d’une formation scientifique en écologie, Frédéric Baudin est une voix profondément respectueuse de la création de Dieu dans le monde évangélique francophone. Membre fondateur d’A Rocha France, il ouvre ici des pistes dans notre contexte de crise écologique.

 

Frédéric Baudin, dans votre livre « La Bible et l’écologie », qui vient de connaître une deuxième édition (1), on redécouvre une notion essentielle de la réflexion chrétienne : le théocentrisme. Qu’est-ce que cela signifie concrètement par rapport à la relation du chrétien à la création ?

Cela signifie : être centré sur Dieu, tout simplement. C'est en référence à Dieu et non à l’être humain que les chrétiens doivent vivre et ajuster leurs comportements. On constate actuellement un glissement inquiétant : la grande tentation a toujours été de remplacer Dieu par autre chose, y compris par soi-même (« Vous serez comme des dieux ! »), ou éventuellement par « la nature ». Dans certains mouvements écologistes, on en vient pour ainsi dire à rendre un culte à « Gaïa », la terre divinisée. On entend sans cesse ce mot d’ordre : « Il faut sauver la planète ! ». On parle même, dans nos milieux chrétiens, de « conversion écologique », on se passionne pour « l’Eglise Verte » ! Bien sûr, je comprends bien ce que l’on entend dans nos Eglises par cette expression et cette action, mais il n’empêche, elles peuvent être sources de confusion.

Le Dieu de la Bible est au-delà de nous-mêmes, il est distinct de sa création. Il ne peut pas être identifié avec cette terre, ou avec les astres, les animaux ou les êtres humains, comme c’est le cas dans de nombreuses religions polythéistes ou animistes. Aujourd’hui, on confond volontiers Dieu avec la nature dans son ensemble (« Tout est Dieu ») : ce « panthéisme » est très courant dans les milieux culturels et scientifiques. Et l’être humain se croit le plus souvent le seul maître à bord, capable de décider seul ce qu’il juge bon pour lui-même et pour ce monde qui l’environne.

Or, pour nous chrétiens, Dieu est unique. Il est le créateur et conserve la première place ; lui seul est au centre de notre existence, lui seul mérite notre adoration. De ce point de vue, c’est l’être humain qui a besoin d’être « sauvé » en premier lieu, avant la planète. Nous nous convertissons à Dieu pour nous réconcilier avec lui, par la foi en Jésus, Dieu qui s’est fait homme. Nous trouvons également dans la conversion le chemin de la réconciliation avec notre prochain, et avec soi-même… Nous trouvons enfin, toujours dans la conversion à Dieu, le désir de prendre soin de ce qu’il a créé, par amour et respect pour lui et pour nos semblables. La conversion produit un changement intérieur, un changement de « cœur », opéré par Dieu lui-même et qui a pour conséquence de réorienter notre vie vers le « Seigneur », le maître à qui la création appartient (Psaume 24), et vers notre prochain. La conversion suscite en nous, entre autres, une puissante motivation pour la sauvegarde de la création. Lorsque Dieu est « à sa place », la première dans nos vies, alors le monde peut s’en porter d’autant mieux, à condition bien sûr que nos actes confirment notre foi…

S'agit-il de réinjecter une dimension sacrée dans le créé ?

La création de Dieu est respectable en soi. Elle nous est donnée en partage, pour en prendre soin par notre bonne gestion, pour en tirer notre subsistance, pour y vivre. La nature n’est pas « sacrée » au sens où on l’entend parfois, comme si elle avait une dimension « spirituelle », comme si elle était « intouchable ». Je suis conscient de me distinguer en cela de certaines spiritualités, y compris dans le christianisme. Dans la tradition protestante, la « désacralisation » de la nature ne signifie pas pour autant qu’on ne respecte pas ce que Dieu a créé ; cela ne nous autorise pas à surexploiter et dégrader l’humanité, la nature, les animaux, la végétation et les ressources naturelles au sens large. Au contraire, en principe, plus on aime Dieu, plus on se rapproche de lui, plus on prend soin du « jardin », de sa création dans son ensemble. C'est la thèse que je développe dans mon livre « D'un jardin à l'Autre » (2).

Vous proposez trois mesures pour mieux gérer la création. La première s'intitule « Résister à la tentation ». Qu’entendez-vous par là ?

Il s’agit de résister en premier lieu à la tentation de définir par nous-mêmes, sans Dieu, ce que nous pouvons considérer comme « bien » ou « mal » ; et de ce fait, nous résistons à la tentation de franchir de façon insensée nos limites humaines et celles de la nature. Cette « éthique » et ces limites ne sont pas toujours simples à définir et cerner, par exemple dans le domaine de la recherche scientifique, mais la Bible nous invite à « rechercher la sagesse ». Cela reste possible en cultivant notre communion avec Dieu et en réfléchissant ensemble et séparément à diverses questions éthiques, dont la sauvegarde de la création.

Dans la prière que Jésus a enseignée à ses disciples, le « Notre Père », nous disons : « Ne nous laisse pas entrer en tentation. » Nous avons besoin de l’aide de Dieu pour résister à la tentation d’une forme de « démesure », comme peuvent l’être notre pouvoir excessif sur nos semblables, notre surexploitation et notre surconsommation des ressources naturelles. D’un point de vue positif, cela peut se concrétiser en trouvant un certain « contentement » dans notre vie. Nous pouvons résister à la tentation de vouloir toujours davantage que ce que l'on a réellement besoin pour vivre, et être réellement content, c’est-à-dire satisfait de ce que l’on a déjà ! Se contenter, ce n'est pas baisser les bras, tomber dans la passivité ou la fatalité ; c'est jouir réellement de ce qui nous permet de vivre dans de bonnes conditions, sans faire de ces conditions une fin en soi, sans « passer la mesure », tout en demeurant insatisfait, au risque de détruire la nature, qui a ses limites. L’apôtre Paul a appris à « être content dans toutes les circonstances » : dans une certaine abondance, il se montre attentif à partager ses ressources ; dans le dénuement, il reste confiant dans la providence de Dieu. C’est ainsi qu’il invite les chrétiens à vivre : confiants en Dieu et généreux (voir Philippiens 4).

Comment se matérialise cette dimension de contentement et de renoncement ?

Les deux vont ensemble. Se contenter, c'est éviter d’une certaine manière le problème du renoncement ! Cela revient aussi à éviter toute forme d’excès. Au quotidien, cela peut signifier, par exemple, faire un tri dans nos loisirs, ou dans nos déplacements, et dans tant d’autres domaines ! Si je choisis avec contentement, de plein gré, de marcher pour me rendre à mon travail, ou à l’église, ou pour faire des courses, même si cela me prend plus du temps (et à condition que cela soit possible !), j’évite de recourir à la voiture ou à un autre moyen de transport motorisé alors que rien ne l’impose. Ce n’est donc pas vraiment un renoncement, mais plutôt la satisfaction d’agir de façon cohérente avec ma foi.

N’est-ce pas là une mesure déjà préconisée par certains écologistes comme Pierre Rabhi et sa fameuse « sobriété heureuse » ?

En tant que chrétiens, notre « sobriété heureuse » ou notre « contentement » tient entièrement à notre relation personnelle avec Dieu, à la vie que nous menons en communion avec Dieu. Il me semble que c’est une différence essentielle, même si Pierre Rabhi et d’autres écologistes ne contrediraient pas cette dimension spirituelle. Nous puisons notre contentement dans la « foi », la confiance en Dieu, un Dieu qui nous prouve son amour, sa justice et sa puissance à travers sa création et par la venue de Jésus-Christ dans ce monde pour le sauver, comme le démontre l’apôtre Paul dans la lettre aux Romains. C’est cette attitude confiante envers « notre Père », un Père digne de confiance, qui nous permet de vivre en étant pleinement satisfait et donc de ne pas chercher à combler un vide par toutes sortes d’activités, d’acquisitions matérielles ou de connaissances.

Cette dimension de foi manque le plus souvent dans le discours écologiste en général, qui se nourrit avec excès de thèses très alarmistes et surtout très pessimistes. Dans la relation que j’ai avec Dieu, grâce à Jésus-Christ, Dieu fait homme, je trouve toute la plénitude que je recherche. Cela me permet de vivre de façon sobre, même dans l'abondance, et donc d’être capable de partager mes « richesses », mon temps, mes biens, mes compétences, etc. Dans la foi, « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » ! C’est là encore une source de contentement !

On retrouve cet appel à la sobriété chez les prophètes et les apôtres, souvent en lien avec la vigilance pour entretenir la relation avec Dieu et ne pas « s’endormir » sur le plan spirituel. Comme dans la parabole des « vierges folles », nous devons veiller pour ne pas oublier l'essentiel, au risque de ne plus être prêts pour ce qu'on appelle « le retour de Jésus-Christ », la deuxième venue du Messie, visible par tout l’univers. Nous attendons en effet ce dénouement, cette restauration finale apportée par Dieu lui-même. Elle sera la réalisation d’une « nouvelle création » dont nous sommes les premiers témoins (2 Corinthiens 5.17), et dont nous portons les premiers fruits, en paroles et en actions, entre autres lorsque nous partageons l’Evangile et que nous prenons soin de la création.

La deuxième mesure à prendre, selon vous, c’est le discernement et la créativité…

Il ne s'agit pas de se torturer la conscience à chaque geste de la vie quotidienne, mais tout de même ! Le minimum que l'on puisse attendre de notre part, en tant que chrétiens, c’est de nous interroger sur notre façon de vivre dans ce monde et de discerner quelles sont les meilleures options, en lien avec notre foi en Dieu. Puis-je vivre autrement, d’une manière plus conforme à ma foi, dans divers domaines : alimentation, déplacements, loisirs, travail, famille, société, église, etc. ? Il est bien d’en parler ensemble, dans nos communautés, cela peut faire l’objet d’un débat pour nous aider à trouver de bonnes solutions, tout en respectant des options parfois différentes dans le détail. Evitons de sombrer dans une sorte de « pharisaïsme écolo », ou pire, de « dictature verte » ! C’est toujours à redouter…

Il me semble que plus on s'approche de Dieu, plus on vit « avec Dieu », plus on devrait être en mesure de discerner « le bien et le mal », même si c’est loin d’être simple et que certaines limites restent floues... En tant qu’hommes et femmes créés à l'image de Dieu, nous sommes capables de réfléchir, de mettre en action notre pensée et d'aimer les êtres humains et la nature qui nous « environnent » ; nous sommes capables de « cultiver et garder le jardin », pour reprendre l’expression biblique. Faire appel à notre créativité, dans ce sens, me semble essentiel : dans la foi en Dieu, nous trouvons une certaine liberté d’agir, mais toujours liée à notre responsabilité, afin de chercher des solutions pour vivre « mieux », d’une manière plus conforme à l’amour et au respect que nous devons à Dieu et à notre prochain, et à la création dans son ensemble.

L’expression « développement durable » me convient ; je ne suis pas à l’aise avec la notion de « décroissance ». Dieu a « béni » au commencement une certaine « croissance » (« Croissez et multipliez ! »), mais bien sûr cela ne justifie pas l’hyper-croissance, la surexploitation et la surconsommation de nos ressources ou la prolifération anarchique, le plus souvent pour s’enrichir plus que de mesure ou pour accroître son pouvoir sur ses semblables. Si l’on considère que l’on est allé trop loin dans ce sens, alors on peut accepter l’idée d’une certaine « décroissance », mais cette notion précise répond à d’autres définitions, économiques et politiques, qui me semblent discutables. Un certain développement, avec des objectifs « durables », comme on le conçoit aujourd’hui, me paraît correspondre davantage au « mandat » que Dieu adresse à l’humanité dès les premiers chapitres de la Bible. Réfléchir aux solutions pour que ceux qui nous suivent dans ce monde vivent dans les meilleures conditions est une attitude très « chrétienne » ; c’est vraiment aimer notre « prochain » !

Au début du XIXe siècle, alors qu’il n’y avait qu’un milliard d’habitants sur la terre, on se demandait (notamment un certain Malthus, économiste et… pasteur anglican !) comment nourrir une population dont la croissance en nombre semblait dépasser largement la croissance des ressources disponibles, en particulier pour l’alimentation. Or, il s’avère aujourd’hui possible de nourrir les huit milliards d’habitants de notre planète, même si hélas de graves inégalités subsistent, amplifiées encore par la crise sanitaire et économique actuelle. D’une certaine manière, Malthus manquait de foi en Dieu ! et aussi de confiance dans la créativité humaine, que l’on peut dire inspirée providentiellement par Dieu, pour surmonter les obstacles. Certes, des excès ont été commis pour parvenir à ce résultat, notamment dans les domaines agricoles et industriels, mais il me semble trop facile d’accuser sans nuances ceux qui nous ont précédés et qui devaient faire face au défi de cette « explosion démographique ». Il nous appartient aujourd’hui de corriger ces « excès » au mieux pour nous-mêmes et pour les générations à venir. Là encore, notre créativité, en lien avec notre foi en Dieu, peut nous permettre d’apporter des solutions et d’améliorer nos conditions de vie. La « fin » n’est pas un prétexte pour ne pas agir de façon positive, voire optimiste, pour le bien de notre prochain et de notre planète. Nous savons tous que nous mourrons un jour, pourtant nous prenons soin de notre corps, nous nous nourrissons et nous nous lavons chaque jour ! Nous voulons faire preuve de créativité, je le répète, pour améliorer nos conditions de vie, en lien étroit avec notre en Dieu qui est à l’origine de la vie. Pour toutes ces raisons, je préfère donc la notion de « croissance raisonnable (ou mesurée) et partagée ».

La troisième mesure que vous préconisez, c’est « l’éducation et la sensibilisation ». Un combat que vous menez depuis de nombreuses années, notamment via l’ONG A Rocha France dont vous êtes l’un des fondateurs…

A Rocha signifie « Le Rocher » en portugais. Au début des années 80, le pasteur anglais Peter Harris a choisi de s’installer avec sa famille au sud du Portugal, dans l'Algarve, dans un lieu qui portait ce nom. Peter Harris sensibilise alors les chrétiens et les non-chrétiens à la question importante de la « protection de l’environnement dans une perspective chrétienne ». Il fonde un centre de recherche pour étudier et protéger le milieu naturel menacé dans cette région. De là naît l'association A Rocha avec cette double vocation de recherche appliquée et de sensibilisation et d'éducation à la protection de l’environnement, comme c’est actuellement le cas dans une vingtaine de pays, dont la France et la Suisse.

J'ai aussi accompagné un projet de développement agricole au Burkina Faso, en aidant à faire connaître le travail remarquable d’Henri Girard qui a créé avec ses collaborateurs burkinabè un « bocage au Sahel ». Ce dispositif à base de haies bocagères et de pratiques agricoles adaptées au contexte sahélien semi-aride permet d’améliorer considérablement les rendements et donc de fournir une nourriture suffisante aux habitants, tout en restaurant avec efficacité le milieu naturel (3).

Tout cela me tient à cœur, et j'essaie de progresser dans la sensibilisation de mes contemporains, de mes concitoyens, et de mes frères et sœurs dans la foi, à la nécessité de protéger ce que Dieu a créé et qu’il a confié à notre saine gestion et bonne garde…

Propos recueillis par Serge Carrel et mis par écrit par Nel Berner

Notes
1 La Bible et l’écologie, Charols, Excelsis, 20202, 208 p.
2 D’un jardin à l’Autre, Aix-en-Provence, CEM, 2006, 176 p.
3 Wégoubri, un bocage sahélien. Entretiens avec Henri Girard, Aix-en-Provence, CEM, 2017, 208 p. Voir aussi le site de Terre Verte.
  • Encadré 1:

    Bio express

    Frédéric Baudin est pasteur de l'Eglise évangélique libre d'Aix en Provence (F). Il a reçu une formation en écologie, lettres et théologie. Directeur de l’association Culture-Environnement-Médias (CEM), il consacre une partie de son temps à la formation au développement durable dans une perspective chrétienne, en particulier dans les pays en développement.

    Il est l'auteur de plusieurs livres dont certains traitent de l'écologie : La Bible et l’écologie (Charols, Excelsis, 20202, 208 p.), D’un jardin à l’Autre (Aix-en-Provence, CEM, 2006, 176 p.), et Wégoubri, un bocage sahélien. Entretiens avec Henri Girard (Aix-en-Provence, CEM, 2017, 208 p.).

  • Encadré 2:

    Des émissions « Ciel ! Mon info » avec Frédéric Baudin

    En visite en Suisse romande fin juin, Frédéric Baudin a participé à plusieurs émissions « Ciel ! Mon info ». Notamment à celle intitulée : « La Bible et l’écologie ».

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