Mali : Béatrice Stockly toujours entre les mains de ses ravisseurs deux mois après son enlèvement

vendredi 11 mars 2016

Les ravisseurs de la Bâloise Béatrice Stockly la détiennent toujours, indique jeudi 10 mars depuis le Mali le pasteur évangélique Bouya Yattara. Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) reste de son côté en contact avec les autorités maliennes compétentes pour résoudre cette situation.

La Suisse demande la libération sans condition de la personne enlevée, indique jeudi 10 mars à Berne Sonja Isella, porte-parole du DFAE. Des djihadistes avaient fait irruption à Tombouctou dans le domicile de Béatrice Stockly dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 janvier. Le Centre de gestion des crises (KMZ) du DFAE a constitué une task force immédiatement après avoir été informé de l’enlèvement. Le département travaille avec l’Office fédéral de la police (fedpol) et le Service de renseignement de la Confédération pour parvenir à la libération saine et sauve de la ressortissante suisse.

Depuis le 1er décembre 2009, le DFAE déconseille les voyages au Mali en raison du risque élevé de rapts. Après avoir été enlevée une première fois au printemps 2012, le DFAE avait attiré l’attention de Béatrice Stockly sur les risques qu’elle encourait au Mali. La quadragénaire avait toutefois réintégré son logement début 2013, une fois la ville libérée par les forces armées françaises. 

Chef djihadiste jugé à La Haye

A Bamako où il vit replié depuis le début du mois à cause de menaces sur sa personne de la part d’islamistes radicaux, le pasteur évangélique malien Bouya Yattara avait précisé en janvier à lafree.ch que la Suissesse avait été enlevée à 3 heures du matin : « A cette heure, la ville de Tombouctou n’est pas sûre, commentait-il. Son quartier d’Abaradjou, situé dans le nord de la ville, est aux portes du désert et très fréquenté par diverses factions rebelles. »

Le 26 janvier, le groupe Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) avait revendiqué l’enlèvement de la Bâloise. Dans une vidéo à l’adresse du gouvernement suisse, il y demandait en échange de la Suissesse la libération de prisonniers retenus au Mali comme celle de l’un de ses dirigeants, Ahmad Al Faqi Al Mahdi, alias Abou Tourab, actuellement jugé à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. 

Abou Tourab est le premier djihadiste écroué par la CPI. L'audience de confirmation des charges contre lui doit reprendre mardi 15 mars. Il a été l’un des chefs d’Ansar Dine, groupe islamiste malien associé à AQMI, qui a participé à la conquête violente du nord du Mali en 2012 et 2013. Il est personnellement accusé d’avoir détruit neuf mausolées et une des plus importantes mosquées de la ville, Sidi Yahia, entre le 30 juin et le 10 juillet 2012. Plusieurs ONG ont appelé la CPI à élargir les charges contre lui pour y inclure des viols et mariages forcés. 

Gabrielle Desarzens


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