Dans un nouveau livre, Jean-Jacques Meylan considère que la non-guérison peut être porteuse de sens. A la gloire de Dieu !

Claude-Alain Baehler vendredi 16 mars 2018

Dans son livre « Maladie et Guérison sous le regard de Dieu », le pasteur Jean-Jacques Meylan montre comment la gloire de Dieu peut se manifester par le moyen de guérisons impressionnantes, mais aussi par de non-guérisons pleines de sens. Encore faut-il savoir adopter la volonté de Dieu de manière constructive.

Dieu guérit les malades, mais pas tous. A moins de nous complaire dans le déni, nous voyons dans la Bible et dans la vie que certains croyants prient en vain pour leur guérison. Alors que des enseignants multiplient les conseils censés assurer la guérison, le pasteur Jean-Jacques Meylan nous propose, dans un livre intitulé « Maladie et Guérison sous le regard de Dieu », une approche en lien avec la réalité : « Etre malade et, en même temps, être aimé par Dieu ! Quel mystère ! On pourrait y voir un paradoxe. En fait, c’est tout le contraire » (p. 30).

Le point central de la réflexion théologique de Jean-Jacques Meylan est la gloire de Dieu. Il explique : « Nous avons placé la dynamique de la guérison dans la perspective de la manifestation de la gloire de Dieu » (p. 29). Mais il ajoute que la gloire de Dieu peut également se manifester dans la souffrance : « Cette compréhension exaltante de la gloire de Dieu est aussi accompagnée dans les Ecritures par une autre compréhension pour le moins surprenante. Dans cette autre perspective, la gloire est associée à la faiblesse, à la pauvreté, à la douleur. Elle est mise en rapport avec la Passion du Christ et devient dès lors synonyme de souffrance, de rejet, d’abandon » (p. 52).

Gloire « glorieuse » ou « douloureuse »

Ainsi, Jean-Jacques Meylan montre que les Ecritures présentent une « gloire glorieuse », celle des miracles, de la majesté et de la souveraineté divine. Mais il y rencontre également une « gloire douloureuse », à commencer par celle de la Passion du Christ.

Les chrétiens participent à ce double mouvement de la gloire divine. C’est pourquoi leurs souffrances, si elles ne sont jamais rédemptrices, peuvent cependant constituer une manière de glorifier Dieu. Cela a par exemple été le cas avec l’apôtre Pierre.

Pour les croyants, le défi est donc d’apprendre à adopter la volonté de Dieu : « La prière de consentement consiste à laisser Dieu être Dieu en nous, à choisir ce qui nous a été imposé, choisir ce que nous n’avons pas choisi, en nous appuyant sur l’amour de Dieu » (p. 75).

Ce livre a le mérite d’aider les chrétiens à ne pas voir l’absence de guérison comme une accusation de manque de foi, mais plutôt comme une participation, certes difficile, mais glorieuse et pleine de sens, aux souffrances du Christ.

Jean-Jacques Meylan, Maladie et Guérison sous le regard de Dieu, Le Mont-sur-Lausanne, Editions Unixtus, 2018, 112 pages. Prix : 13.50 + port. Pour toute commande.

Publicité

Twitter - Actu évangélique

Journal Vivre

Opinion

Opinion

TheoTV (mercredi 20h)

  8 avril

  • «Il m'a donné un nom» avec Christine Gallay (CMI)
  • «Les projets de l'Eternel» avec Emmanuel Ziehli (Vitamine B)
15 avril
  • «Apprendre de la création» avec Dave Bookless (Intelligence de la foi)
  • «Yeshua» avec Chuch for the Nations (Music Zone)

myfreelife.ch

  • Jean Ziegler: « Il existe une fraternité de la nuit entre les hommes »

    Lun 06 avril 2020

    Quid du covid-19 dans les camps de migrants ? Ceux-ci y vivent entassés, comme à Lesbos, où le sociologue Jean Ziegler s’est rendu pour dénoncer les conditions indignes qui y règnent1. Et pourtant, même si la pandémie menace dans ces lieux où la promiscuité est un euphémisme, l’ancien rapporteur spécial des Nations-Unies pour le droit à l’alimentation croit que l’Histoire a un sens. Et qu’il existe ce qu’il appelle « une mystérieuse fraternité de la nuit entre les hommes ». Il était au micro de Gabrielle Desarzens dimanche 5 avril dans Babel.

  • Mettre la crise en crise

    Mar 31 mars 2020

    En cette période de confinement, la vie de foi est une ressource qui nous pousse à ne pas nous enfermer « dans le bunker de la peur et de la protection ». C’est notamment ce qu’a dit Panteleimon Giannakopoulos, professeur de psychiatrie à l’Université de Genève qui répondait aux questions de Gabrielle Desarzens dans l’émission Babel du 22 mars dernier.

  • «Chronique de la salle de bain #8» : «En chacun de nous sommeillent deux loups...» (Marie Ray)

    Jeu 26 mars 2020

    Un indien raconte à son petit-fils une parabole sur le coeur de l'homme: il y aurait en celui-ci deux loups... un bon et un mauvais. Lequel va gagner? C'est la réflexion que nous propose Marie Ray à l’occasion de sa huitième « Chronique de la salle de bain ». Un clip à découvrir.

  • Coronavirus : la fragilité des personnes en souffrance psychique mise à l’épreuve

    Jeu 26 mars 2020

    Les moments de partage se sont multipliés à La Maison Béthel, qui accueille des adultes en fragilité psychique passagère ou chronique. « La parole soulage. Et notre population doit pouvoir dire. Et se dire », résume jeudi 26 mars Claude-Alain Nuti, l’un de ses deux aumôniers.

eglisesfree.ch

  • Coronavirus : les mesures à prendre proposées par la FREE et l'OFSP

    Ven 06 mars 2020

    Comme plusieurs unions ou fédérations d’Eglises, la FREE a proposé à ses Eglises membres de prendre les mesures suivantes en lien avec la propagation du coronavirus ou covid-19. Voici ce qui a été indiqué aux responsables des Eglises membres.

  • Partenariat avec la Ligue pour la lecture de la Bible

    Ven 12 avril 2019

    Le 6 avril 2019, lors de la Rencontre générale de la FREE, Philippe Thueler, Secrétaire général de la Fédération, a annoncé officiellement le partenariat entre la Ligue et la FREE pour la formation et le coaching des églises pour ce ministère.

  • Qui contacter en cas de soupçon d'abus sexuels sur les mineurs?

    Dim 03 mars 2019

    En complément à la nouvelle charte des moniteurs de l'enfance de la FREE, voici la liste des services et associations à contacter, selon les cantons, en cas de soupçon d'abus sur un mineur.

  • Lieux de culte : plutôt adaptés que neutres

    Mer 18 décembre 2019

    « Pour être missionnels, doit-on désacraliser nos lieux de culte ? » Tel était le thème de réflexion de l’après-midi, lors de la Rencontre générale de la FREE, le 23 novembre 2019 à Nyon. Cette réflexion a été introduite, le matin, par une méditation de Myriam Matthey, pasteure dans l’Eglise évangélique « La Fraternelle », à Nyon. Ensuite, durant l’après-midi, une table ronde a rassemblé Marc Gallay, pasteur dans l’Eglise évangélique de Lonay, François Kunz, architecte à Genève et Jacques André, pasteur dans l’Eglise évangélique de Cologny. Il ne sera, semble-t-il, pas nécessaire de « désacraliser » nos lieux de cultes et de les transformer en salles polyvalentes pour les rendre missionnels. Par contre, ils auront souvent besoin d’être adaptés.

Blogs évangéliques

Suivez-nous sur les réseaux sociaux !