« Ma femme va mieux. Nous avons gardé confiance en Dieu »

vendredi 20 mars 2020

Diagnostiquée positive au coronavirus il y a deux semaines, Liliane Meylan est au CHUV « et va un peu mieux depuis deux jours », confie vendredi 20 mars à Lausanne son mari Jean-Jacques. Asthmatique et atteinte par trois fois de tuberculose pulmonaire au cours de sa vie, sa remise sur pied n’était pas gagnée !

« Oui, j’ai beaucoup pleuré, confie Jean-Jacques Meylan, 75 ans, membre de l’Eglise de Villard (FREE). J’ai pensé la perdre, vous savez. On vit depuis 50 ans ensemble et on s’aime beaucoup. » L’émotion encore palpable au téléphone, il raconte. Sa femme a été hospitalisée le 8 mars, et sa situation était inquiétante : « Elle a eu longtemps une fièvre élevée et ne supportait aucune nourriture. Elle était sous perfusion pour éviter la déshydratation et a été très faible. Il faut dire qu’elle a souffert d’une pneumonie virale dans les deux poumons. Mais elle va un peu mieux depuis deux jours ! »

Sans colère ni révolte

Comment ont-ils traversé tous les deux ces 15 jours de maladie et d’incertitude ? « Avec confiance que Dieu est là, quelles que soient nos circonstances de vie », répond Jean-Jacques Meylan sans hésiter. « Nous avons été paisibles, sans colère, sans révolte. De façon plus large, je dirais que nous savons que l’être humain est par définition vulnérable. Et je crois que la conscience de notre fragilité ouvre à la spiritualité. Elle nous permet de faire place à l’autre, de faire place à Dieu, de savoir que, ultimement, nous sommes « en Dieu », comme le rappellent les mystiques sous l’inspiration des Ecritures. »

La guérison, une grâce

Celui qui se réclame d’une « théologie du consentement », selon ses propres mots, dit encore croire à la guérison divine, mais sans triomphalisme : « La guérison n’est pas une composante naturelle de la vie chrétienne, elle n’est jamais un droit, mais toujours une grâce », tient-il à souligner.

S’il a la consigne de ne pas aller voir son épouse durant son hospitalisation, Jean-Jacques ose encore cette touche romantique : « Comme Liliane est hospitalisée au CHUV côté est, nous pouvons nous voir, moi depuis notre appartement, elle depuis sa chambre... à 900 mètres de distance : tous les soirs, elle allume la lumière et l’éteint, et on a ainsi un peu l’impression d’être ensemble ! »

Gabrielle Desarzens

Publicité
  • Quand le Covid percute les jeunes déjà cabossés

    Quand le Covid percute les jeunes déjà cabossés

    Tatiana vit dans un foyer depuis plusieurs années. Elle ne peut rentrer le week-end chez ses parents, décédés il y a cinq ans. « C’est compliqué », dit-elle pour évoquer son quotidien avec la pandémie. Pour Roselyne Righetti, pasteure de rue à Lausanne qui la suit depuis sa naissance, ces jeunes doivent apprendre à ne pas perdre l’espérance. Cette rencontre croisée a donné lieu à une émission diffusée dimanche 30 mai dans Hautes Fréquences sur La Première.

    lundi 31 mai 2021
  • Les soirées masculines d’Alexandre Oehen

    Les soirées masculines d’Alexandre Oehen

    Se retrouver entre hommes, bière à la main, pour parler de ses émotions, voire de ses fragilités : des soirées ou des virées entre hommes font de plus en plus parler d’elles. Pourquoi ? Qu’est-ce qui s’y dit et s’y partage ? Alexandre Oehen, président du Conseil associatif de l’église apostolique CityLife Riviera à Vevey, organise des « soirées feu » depuis 2018 : « Parce que l’homme a tendance à mettre le couvercle sur ses émotions. Or il est précieux qu’il puisse ouvrir son cœur et pleurer comme n’importe quel être humain », a-t-il dit dimanche 18 avril dans l’émission Hautes Fréquences.

    mardi 20 avril 2021
  • Voyager ? Oui, mais autrement

    Voyager ? Oui, mais autrement

    Avec la pandémie, les gens du voyage se retrouvent bloqués dans leurs quartiers d’hiver. Grâce aux beaux jours qui reviennent, ils se déplacent en Suisse et espèrent franchir les frontières sous peu. Pour l’heure, leurs itinérances se font, du moins pour certains d’entre eux, en musique. Rencontre.

    lundi 15 mars 2021
  • Samuel Peterschmitt : « Mes temps de prière sont devenus merveilleux. »

    Samuel Peterschmitt : « Mes temps de prière sont devenus merveilleux. »

    Il y a un an, l’église alsacienne La Porte Ouverte de Mulhouse était accusée d’avoir répandu le coronavirus dans toute la France. Après avoir perdu plusieurs proches et été hospitalisé lui-même, le pasteur Samuel Peterschmitt témoigne aujourd’hui avoir développé son souci de l’autre. Et son envie de communiquer combien vivre sa foi en Christ au quotidien procure de la joie !

eglisesfree.ch

LAFREE.INFO

Instagram

Suivez-nous sur les réseaux sociaux !