La décapitation et sa manipulation à des fins de terreur

Gabrielle Desarzens vendredi 05 septembre 2014

L’Etat islamique a revendiqué mardi 2 septembre la décapitation d'un deuxième otage américain. Ce geste barbare n’a en soi aucune signification religieuse et il n’est pas l’apanage de l’islam ou des musulmans.

L’origine de la décapitation remonte à l’époque prébiblique. Elle a été pratiquée par tous les peuples à diverses périodes de l’Histoire, souvent comme une forme de châtiment pour punir les assassins, les traitres, ou l’un des membres du camp ennemi à titre d’exemple et comme un avertissement. Dans l’histoire chrétienne, Jean Baptiste a sans doute été le plus célèbre des personnages bibliques décapités. Pour rappel, il s’était montré ouvertement critique en ce qui concerne les mœurs matrimoniales consanguines de la famille du gouverneur Hérode alors au pouvoir. En réaction, la femme du notable, Hérodiade, avait demandé qu’on lui apporte sa tête sur un plateau. Or tout un public était à ce moment-là présent dans la maison du gouverneur.

Manipulation et menace
Ce rappel biblique montre que ce geste a, et a toujours eu, une intention clairement manipulatrice et menaçante. Les décapitations exercées encore aujourd’hui dans certains pays se font d’ailleurs souvent de façon publique. Les djihadistes de l’Etat islamique pratiquent ainsi une forme de terrorisme à la fois très ancienne et très nouvelle : ils signifient que, au travers de celui qu’ils tuent, c’est l’ennemi dans son entier – en l’occurrence les Etats-Unis – qu’ils décapitent. Ce qui a changé, c’est moins la méthode d’intimidation que le statut de l’image : le public est toujours là, mais grâce à la télévision et aux réseaux sociaux, l’image frappe sans préavis et sans filtre… et veut faire des Occidentaux, des gens craintifs, impressionnés et impressionnables.

Exactions condamnées par des musulmans
Plusieurs voix musulmanes de haut niveau se font aujourd’hui entendre pour condamner ces exactions. L’Union mondiale des oulémas (docteurs de la loi musulmane) a par exemple jugé mercredi 4 septembre que les actions de l’Etat islamique violaient la charia. « L’assassinat d’innocents, musulmans ou non-musulmans, par certains groupes comme l’Etat islamique (EI) et sous le couvert de considérations confessionnelles répugnantes est un acte criminel et viole la charia », a-t-elle indiqué dans un communiqué.

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