Patricia et Ernest Wolf : la mer et les océans pour terre de mission

jeudi 19 septembre 2013

Ils ont construit leur bateau de leurs mains et sillonnent les mers depuis 4 ans. Patricia et Ernest Wolf témoignent de leur foi quand ils jettent l'ancre auprès d'autres marins. Rencontre à Ouchy, à l'occasion de leurs premières vacances depuis 2009.

Douze mètres de long sur 3,50 m de haut : le bateau de Patricia et Ernest Wolf est doté d'un moteur de taxi Mercedes et affiche fièrement pavillon suisse à l'arrière. Nos deux marins ont mis 5 ans à le construire dans le village vaudois de Correvon et, pour l'heure, aucune panne ou ennui technique ne sont survenus depuis sa mise à l'eau en mai 2009. Rencontrés à Ouchy, au bord du Léman, à l'occasion de leurs 2 premiers mois de vacances depuis 4 ans, ils sont rayonnants. S'ils ont laissé leur bateau à Tobago, ils font défiler des photos sur leur ordinateur portable : Sète, Espagne, Maroc, Tunisie, Canaries, Cap vert, les Antilles... Les images paradisiaques défilent, « mais pour nous, c'est un travail, un choix de vie » ! D'une même voix, ils disent avoir répondu à un appel de Dieu et se définissent comme missionnaires « sur l'eau, pas sur terre ».

L'amour et la prière
Patricia comme Ernest ont connu des difficultés dans leur vie : placés enfant, ils ont ensuite tous les deux connu un divorce. Après avoir rencontré Dieu, ils ont fait connaissance, puis se sont mariés il y a 15 ans. Ils disent aujourd'hui avoir misé leur vie sur leur foi en Jésus avec qui ils partagent tout et auquel ils s'attendent jour après jour. Avec cette envie de partager l'amour de Dieu et de prier pour celles et ceux qu'ils rencontrent.

Parler de Jésus
« On fait connaissance avec les personnes des autres bateaux quand nous sommes au mouillage : on partage un repas et on parle de Jésus, tout simplement », explique Patricia. « Dans une baie, on se renseigne sur les formalités à remplir, le contact s'établit vite, continue Ernest. On s'invite et on parle de nos soucis respectifs, des questions de finances, de solitude, de couple, aussi. Vous comprenez : dans une Eglise ou un quartier, vous avez cet entourage que les personnes en bateau n'ont pas. Nous avons à cœur de parler du Christ dans ce cadre-là, de témoigner qu'avec lui, on trouve des solutions, qu'on n'est pas seul. »
A l'image de Noé, ils ont donc obéi à un appel de Dieu, et ont d'ailleurs aussi essuyé quelques moqueries au fil de la construction de leur nouvelle maison. Le couple Wolf navigue néanmoins depuis 4 ans et imagine rester à bord tant que la santé le leur permet, même s'ils en paient un certain prix : « Nous n'avons pas de relations stables avec les gens que nous croisons : on se dit toujours au revoir. Nous n'avons pas non plus de frères et sœurs en Christ avec qui célébrer le culte le dimanche matin. Cela nous manque, même si nous nous savons soutenus étroitement dans la prière par l'Eglise évangélique de Moudon (FREE). »

« Maranatha »
Agés respectivement de 58 et 61 ans, Patricia et Ernest se définissent comme des Suisses à l'étranger : « Nous n'avons pas d'adresse fixe, plus d'assurance maladie ou de caisse de pension. Nous vivons de nos économies avec un budget de 2000 euros par mois, dont 700 en nourriture pour accueillir les personnes que nous rencontrons. » Celles-ci proviennent de toutes les classes sociales et de tous horizons. Le nom de leur bateau – Maranatha – annonce la couleur : « Plusieurs nous demande ce que cela signifie ; leur répondre : 'le Seigneur vient' est une bonne entrée en matière ! »
Gabrielle Desarzens

Les Wolf envoient une fois par mois une lettre de nouvelles. Les intéressés peuvent les contacter par courriel : maranatha7 (at) hotmail.fr

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