Népal : une école de laborantins pour l'Hôpital de Tansen

lundi 16 mars 2015

A la demande de l'Hôpital népalais de Tansen, Marianne Brocqueville a conduit la création d'une école de laborantins. Ce projet, soutenu entre autres par le Service de missions et d'entraide (SME) de la FREE, est bientôt terminé. Utile au Népal, il a enthousiasmé les membres de la Commission Asie qui l'ont accompagné depuis la Suisse.

« J'aime mon métier et le Népal ! » s'est exclamée Marianne Brocqueville lors de l'inauguration de l'école de laborantins rattachée à l'Hôpital népalais de Tansen. Cette ville de 30'000 habitants, située au centre du Népal, à 300 kilomètres à l'ouest de Katmandu, possède un hôpital de 165 lits qui accueille quotidiennement quelque 350 patients.

L'inauguration qui a eu lieu le 28 octobre 2014 marque le quasi-aboutissement d'un projet qui a démarré voilà plus de deux ans. En 2012, Marianne Brocqueville était en congé de formation en Suisse. A cette époque, elle a été contactée par l’Hôpital de Tansen. Celui-ci faisait appel à ses compétences en vue de l'ouverture d'une école de laborantins.

Un projet conduit par le Service de missions et d'entraide

« Le projet a été décidé en six mois, précise Laurence Haller, la présidente de la Commission Asie rattachée au Service de missions et d'entraide (SME) et à la FREE. Nous avons travaillé avec Marianne, le SME, la Direction du développement et de la coopération (DDC), ainsi que Interaction (1). Il s'agissait de construire un bâtiment, de l'aménager et de travailler à la promotion de l'école de laborantins. » Devisé à quelque 330'000 francs sur trois ans, le projet est financé de manière dégressive par la DDC, Interaction et le SME. En parallèle, une partie croissante du financement est assurée localement.

En 2013, Marianne Brocqueville s'est rendue au Népal en qualité de cheffe de ce projet. Elle connaissait déjà l'Hôpital de Tansen pour y avoir développé un label de qualité concernant la pratique des analyses.

Désormais, l'école de laborantins est prête à accueillir ses premiers étudiants. Il ne manque plus qu'une dernière autorisation de la part du gouvernement. « La procédure prend plus de temps que prévu parce que le projet arrive dans une période d'incertitudes et des remaniements au niveau politique et ministériel », souligne Laurence Haller.

La valeur d'une visite

Lors de l'inauguration, une délégation était venue de Suisse. Anne Saugy représentait le SME et Laurence Haller la Commission Asie. Deux laborantines qui fréquentent la Chapelle de Clarens (FREE) étaient également du voyage, heureuses de voir comment leur métier pouvait s'inscrire dans un projet de développement. Enfin, le pasteur Reto Gmünder, envoyé par Unité, était présent en tant que référent pour l’analyse institutionnelle du SME. Il est chargé d'évaluer régulièrement le fonctionnement et le travail de l’œuvre d'entraide de la FREE.

Quant au laboratoire de l'hôpital, il est dirigé par Sabina Tiwari (2), une Népalaise de 46 ans qui connaît Marianne Brocqueville depuis de nombreuses années. Licenciée en sciences de l'Université de Katmandou, cette maman, veuve, est venue s'établir à Tansen pour son travail. La découverte, il y a peu de temps, de la foi chrétienne fait également partie de son parcours.

Claude-Alain Baehler

Notes

(1) Interaction (www.interaction-schweiz.ch) est une association composée de missions, d’œuvres d’entraide et d’organisations évangéliques qui s’engagent dans la coopération au développement, l’aide humanitaire et la politique de développement.

(2) Une partie de l'histoire de Sabina Tiwari est racontée dans le livre de Gabrielle Desarzens, Parole aux pauvres, 27 belles histoires pour raconter l'aide au développement, Genève, StopPauvreté.2015, 2008, p. 57-61.

 

  • Encadré 1:

    Le 28 octobre, elles étaient à l'inauguration

    Laurence Haller, présidente de la Commission Asie du SME et de la FREE, ainsi que Francine Guex et Joanne Wyss, deux laborantines qui fréquentent la Chapelle de Clarens (FREE), faisaient partie de la délégation venue de Suisse à l'inauguration de l'école de laborantins de l'Hôpital de Tansen. Elles rentrent enthousiastes et fortifiées de leur voyage.

    « C'était un rêve, se souvient Francine Guex, laborantine au Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV). Ce voyage m'a changée jusque dans mon échelle des valeurs. Je me réjouis de prendre la responsabilité du groupe mission de mon Eglise. » Joanne Wyss, qui vient de terminer sa formation de laborantine, se réjouit également : « C'était super de voir la mission en vrai ! A mon retour, j'ai décidé d'apporter une contribution à un projet d'orphelinat de Marianne Broqueville. Je traduis la lettre de nouvelles. »

    Quant à Laurence Haller, elle jubile : « Je me rends compte que j'ai un cœur pour l'Asie. Ce voyage a renforcé mon désir de développer encore plus les liens entre les Eglises d'envoi et les envoyés. J'ai eu le privilège de visiter Edith Tellenbach en Mongolie et Marianne Broqueville au Népal. J'aimerais aussi rencontrer nos envoyés au Laos. » La présidente de la Commission Asie voit ces visites comme des temps d'échange irremplaçables. Elle précise : « Nous découvrons des richesses incroyables et nous pouvons apporter aux envoyés – en plus du chocolat et du fromage – un encouragement dans leur travail, une reconnaissance de la valeur de ce qu'ils font et une confirmation de leur appel ».

  • Encadré 2:

    Sites web

    Le Service de missions et d'entraide (SME).

    The United Mission Hospital Tansen.

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